Souvenir d’un beau moment lors d’un portrait de FRANCOIS TAJAN 
 pour le magazine SOON

MARTEAU EN BERNE  Le marché de l’art perd un ténor

By Philippe de Boucaud

Il y a des sagas qui s’interrompent brutalement ; celle de François Tajan, président délégué d’Artcurial en fait partie. François s’est éteint brutalement dans la force de l’âge, le 26 février dernier. Ce spécialiste de l’Art déco, des montres et bijoux, d’orientalisme s’était fait un prénom et une réputation derrière un père aussi génial que pas facile. Il en avait gardé le génial et récupéré le facile. Il avait finalement quitté la Maison familiale pour intégrer le récit, la sphère et le rayonnement Dassault, rejoignant ses augustes comparses Briest, Le Fur et Poulain. Devenu l’un des piliers de la nouvelle maison de vente « qui monte, qui monte, qui monte », il avait su la dresser avec panache, face au toupet de Christie’s et Sotheby’s.

Eclectique, en quête permanente de créativité et d’innovation, fan de cinéma, dingue de rock et des Stones, collectionneur éclectique, il avait su rester simple. Homme du monde, il aimait les hôtels, ses bars tout particulièrement. On se souvient de celui réalisé par César adjugé à plus de 300 000 €, mais aussi du nez du France, des décors d’Apostrophe ou de la vente Tintin.Homme de fête, homme d’amitié, il savait créer une intimité avec les photographes, les artistes, les patrons de médias. SOON et son fondateur Olivier de Larue Dargere gardent une grosse tendresse à l’occasion d’un portrait réalisé pour le Magazine. Le Luxe lui doit son goût pour la grande joaillerie. On garde le souvenir de la très prestigieuse vente Hermès Vintage. In Memoriam

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