EVA GREEN x SEIUN
EVA GREEN x SEIUN
C’est au Japon que l’actrice Eva Green a, en tandem avec son meilleur ami Hadrien Wolff, élaboré un saké nommé SEIUN. Ainsi est née la maison Green Wolf.
SOON magazine a rencontré Eva Green à Paris
Eva, parlez-nous de cette aventure, la création d’un nouveau saké au Japon avec votre grand ami, Hadrien Wolff ?
C’est une aventure née d’une curiosité et d’une amitié.
Avec Hadrien, nous partageons depuis longtemps un goût pour les cultures asiatiques, les savoir-faire artisanaux et les gestes empreints de sens.
Un jour, entre deux tournages, je lui ai proposé de suivre une formation sur le saké, juste pour le plaisir d’apprendre, sans idée de projet en tête.
Mais ce qui devait être une simple découverte s’est transformé en passion. Quelques mois plus tard, nous étions au Japon, dans une brasserie traditionnelle, à brasser du riz à la main, à l’aube, dans le froid. De cette expérience très physique, mais aussi très poétique , est née l’envie de créer notre propre saké : Seiun, un saké qui nous ressemble, sincère et un peu rêveur.
Que signifie Seiun en français ?
Seiun signifie « nébuleuse » en japonais.
Nous avons choisi ce nom pour sa beauté et sa symbolique : une nébuleuse, c’est la naissance des étoiles, un nuage en mouvement, vibrant de lumière.
Dans la bouteille, les fines particules de riz en suspension créent ce même effet cosmique, presque hypnotique.
C’est une image qui nous a immédiatement séduits.
Elle évoque à la fois la transformation, la douceur, et cette idée de lien entre la terre et le ciel — entre la tradition et le rêve.
Quel est votre rapport avec le monde nippon, et ça remonte à quand ?
Le Japon m’a toujours fascinée, bien avant Seiun.
J’ai découvert sa culture il y a une quinzaine d’années, lors d’un premier voyage, et depuis, j’y retourne régulièrement.
C’est un pays où tout semble à la fois maîtrisé et mystérieux : la nature, la cuisine, les arts, même le silence. J’aime sa manière d’unir rigueur et poésie. C’est une culture qui célèbre la lenteur, la précision, et la beauté du geste. J’y retrouve une forme de sérénité que l’on perd parfois ailleurs. Le Japon m’a beaucoup appris — sur le temps, sur l’humilité, et sur la beauté du simple.
Qu’est-ce que ce saké a de si particulier ?
Seiun est un saké pétillant, à faible taux d’alcool — seulement 8 %.
C’est un nigori, donc légèrement voilé, soyeux, avec une texture lactée très douce et une effervescence naturelle issue d’une seconde fermentation.
Nous voulions créer un saké vivant, joyeux, moderne, mais ancré dans la tradition japonaise. Il est brassé dans une brasserie bicentenaire, entre Kyoto et Osaka, avec le savoir-faire d’un maître brasseur français, Guillaume Ozanne.
Et puis, il y a ce détail un peu fou qui nous est cher : pendant la fermentation, nous diffusons une playlist de sons spatiaux et de musiques ambiantes dans les cuves pour stimuler l’action des levures…
C’est une idée à la fois poétique et symbolique : offrir à la boisson une vibration harmonieuse, comme une énergie bienveillante.
Je trouve cela très beau — comme si le saké écoutait la musique des étoiles avant de naître.
Quels sont vos projets professionnels en cours ?
Je viens d’achever plusieurs tournages très différents les uns des autres, dont un film d’auteur de Bahman Ghobadi, une fable écologique et moderne, intitulée “The Trees”, ainsi qu’un thriller de Cary Fukunagai se déroulant dans les années 70 en Norvège, intitulé “ Blood on Snow “. De plus, je viens de terminer le tournage d’une comédie avec Samuel L. Jackson “ Just Play Dead” réalisée par Martin Campbell. J’aime alterner les genres et explorer de nouveaux univers, tant que les projets me touchent sincèrement. Je crois que, que ce soit au cinéma ou dans le saké, je recherche la même chose : l’émotion juste, celle qui relie les gens.
Interview & Texte : Mário de Castro
www.lagrandeepicerie.com
38 rue de Sèvres – Paris 7
80 rue de Passy – Paris 16
** www.seiun.fr**