By : Mário de Castro

Photo @SOON studio 

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Zao pour son nom de famille et Wou-ki son prénom, il aurait fêté cette année son centenaire si le destin ne l’avait pas emporté il y a sept ans.
Né à Pékin, il débarque à Paris en 1948 et bien que soucieux de se débarrasser de son héritage chinois, il finira par être rattrapé par le syndrome des gestes ancestraux de l’encre de Chine vers 1970. Son style iconique, reconnaissable en un coup d’œil a fait de lui un peintre maintes fois copié.
Sa peinture semblait un antidote à la dépression, remède à tous les maux de la vie à tel point que sa Chine natale, communiste, l’a hissé au rang de trésor national, une belle revanche pour un exilé de la première heure.
En 2005, il est invité par la prestigieuse manufacture Bernardaud à Limoges et demande à être enfermé dans une pièce, tout seul. Résultat, il peint directement sur des pièces en porcelaine et crée des aquarelles qui seront ensuite transposées sur des coupes Bernardaud, un hommage à la France en bleu, blanc, rouge, une symphonie de vapeurs, nuages, lignes de vie… paysages pleins ou vides ?
Définitivement, Zao Wou-Ki est un artiste comme il se qualifiait lui-même abstrait lyrique.
En hommage au centenaire de sa naissance, la maison Bernardaud a adapté sur une large coupe 36 cm, une aquarelle réalisée en 2006 par l’artiste qui fait partie d’une série de cinq aquarelles, en édition limitée à 99 exemplaires.
LES COULEURS DE LA FRANCE
ZAO WOU-KI
www.bernardaud.com
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